Enquête 3: Ogone, une entreprise qui n’a plus besoin de vendre
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Un de mes anciens collègues m’avaient rencardé sur un réseau de trafiquants. Le genre de mecs qui piquent l’argent des autres ; on les appelait les scammers (ou « fraudeurs » si vous voulez vous la jouer Frenchy). Pour faire un peu de lèche auprès du boss, je me suis donné pour mission de démanteler ces réseaux. Je comptais sur l’aide d’une société anti-fraude, Ogone. Je n’étais pas au bout de mes peines malheureusement…

 

Ogone, un site user-friendly

Mon contact m’avait décrit Ogone. C’était le type de société qui respectait l’argent à tel point qu’elle s’était spécialisée dans le service de paiement en ligne. Ceux qui ont eu affaire aux Frères Ennemis Prestashop et Magento ont déjà fricoté avec cette solution de gestion de transaction sur Internet.

J’avais besoin d’en savoir plus sur eux avant de les brancher sur mon histoire de fraude. Je me suis donc rendu sur leur site Internet. C’était un « classique » mais je me suis quand même laissé bluffer par la plateforme : du flat design, des polices énormes et un argumentaire simple et direct de quoi montrer patte blanche face à un détecteur de mensonge. Sans fouiner longtemps, j’ai trouvé l’info qu’il me fallait, la prévention des fraudes pour les paiements en ligne. Là encore, j’ai atterri sur une page sobre mais terriblement efficace tant le speech qu’elle déballait collait parfaitement à ma problématique.

Je m’étais fait piéger dans le tunnel de conversion. Direction la page de contact. Ogone avait réussi à me vendre du rêve.
Ogone, Quand l'acheteur ne veut pas de l'argent du vendeur

Le couac téléphonique : jour 1

Sans attendre davantage, j’avais décroché mon téléphone, il me fallait un contact avec un mec de chez eux…

Une sonnerie plus tard, un serveur vocal me demandait d’appuyer sur le bouton 1, « être mis en relation avec notre service commercial ». Foutu sonnerie ! Ça a sonné. Une fois, trois fois, 10 fois. Toujours pas de réponse. Aucune musique d’attente. Quel merdier !

J’avais décidé de la jouer fine en feintant le serveur, je m’étais faufilé dans la touche 4 « service support ». Bingo ! Cette fois, ça avait mordu. Enfin c’est ce que je croyais… La personne au téléphone m’a demandé de passer par le formulaire de contact, ses collègues étaient en réunion. Putain ils ne connaissaient pas le mot astreinte chez Ogone ? 14h de l’après-midi ! A quoi servait ce foutu téléphone si personne ne décrochait ! Je me résolus à remplir leur formulaire de contact.

Le couac téléphonique : jour 2

Un jour après, aucune réponse. Il fallait que je retente le téléphone à nouveau. Quelles réunions commerciales durent 24h. Et pourtant… même expérience que la veille, ça a sonné, j’ai patienté sans musique, je n’ai eu aucune réponse après 15 longues satanées sonneries. J’avais fini par raccrocher. Je leur écrirai un mail. ..

Epilogue

Mon mail datait du vendredi 16 mai, à la date où j’écrivais ce rapport, nous étions le 23. Une semaine après donc je n’ai reçu aucune réponse, aucun appel. J’étais déçu. Si encore le site était naze, un peu suspect etc je n’aurai aucun regret. Mais là, il y avait une véritable rupture entre l’aventure digitale et le service « physique ». J’imagine les mois de travail qu’il avait fallu pour créer le site, son contenu, son argumentaire ; il était beau et fonctionnel mais le dialogue ne se poursuivait pas au-delà d’Internet, alors à quoi bon ?

J’en étais venu à la conclusion q’une stratégie dite à 360° devait vraiment accompagner le client, du premier contact (téléphone, site web…) jusqu’à la finalisation de la relation. Ne perdez pas votre filature prospects entre deux ruelles, lors du passage d’un canal de communication à un autre !

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